‹ L'incesteChapitre 82 sur 212 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

- — De la chance, madame ? répondit-il humblement... J'en aurais en effet, si vous vouliez bien consentir à notre union, puisque je l'aime!... N'est-ce pas vous qui m'avez mis cet amour au cœur?

— Vous ne me comprenez pas... Je veux dire qu'en épousant... cette fille, vous auriez à la fois une dot respectable, une femme qui ne Test guère, et... quelque chose de plus!...

— Quelque chose de plus ? fit-il tout étonné.

— Oui, parbleu!... votre premier-né par-dessus le marché! Car, enfin, je suppose bien que vous reconnaîtrez Tenfant.?...

— Oh! certainement, madame! répliqua-t-il avec empressement et à tout hasard.

Jusqu'alors, ni M. Dupuys, ni Huguette n'avaient fait la plus légère allusion à ce sujet, et il avait dû naturellement supposer que la petite créature n'avait pas vécu, et qu'il n'y avait plus lieu pour lui de la reconnaître et de la légitimer. La question de M'"*^ Dauviller avait peut-être pour but de le sonder; aussi n'hésitait-il point à répondre affirmativement, dans l'espoir d'obtenir le consentement indispensable.

M*"*^ Dauviller réfléchit quelques instants.

— Eh bien, monsieur Tournays, s'il en est ainsi, il y a peut-être un moyen de nous entendre...

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— Alors, madame, vous seriez assez bonne pour accorder enfm...

— Mon consentement?... Oui...

— Oh ! merci ! merci ! Vous me rendez le plus heureux des hommes...

— Pardon! pardon!... J'allais ajouter : à une condition ! Et à une condition expresse !

— . Acceptée d'avance, madame. J'aimerai cet enfant comme s'il était mon propre sang, ma propre chair, je vous le jure! C'est là évidemment ce que vous exigez de moi ?

— Cela d'abord, et autre chose ensuite.

— Autre chose?...

— Soyons francs, monsieur, et jouons cartes sur table. J'ai un marché à vous proposer...

— Un marché? fit-il avec un geste de répugnance.

— Oh ! ne faites pas le renchéri, monsieur le substitut. N'est-ce pas un marché que vous concluez en épousant une fille déshonorée ?. . . Puisque je suis en tiers dans la transaction, qui n'est d'ailleurs pas possible sans ma volonté, j'ai bien le droit d'y insérer une clause, et de dicter mes conditions...

— Parfaitement, madame. Je vous écoute.

— Ce que je réclame de vous est bien simple. J'aime cet enfant, qui deviendra légalement le vôtre; je l'aime, par la raison même qui ne peut

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