‹ L'Incident HohenzollernChapitre 103 sur 159 · Empire libéral, tom. XIII, p · texte numérisé non relu

Empire libéral, tom. XIII, p

tion apparente. Il a demandé un plébiscite comme garantie des concessions promises par l'Empereur, et M. Buffet a proposé une rédaction qui aurait aussi garanti pour l'avenir les droits du Parlement. Thiers qui était alors en bons termes avec M. Ollivier, avait suggéré lui-même, dans une réunion du centre gauche, l'idée « qu'on prendrait son parti d'un plébiscite ratificatif du présent sénatus-consulte sans une approbation préalable du Corps législatif, pourvu que ce précédent ne fît pas loi , et qu'il fût formellement stipulé qu'à l'avenir aucun plébiscite ne pût être proposé au peuple sans une approbation préalable des Chambres1 » . Mais Thiers vient de voter et de faire voter pour lui ses amis à l'Académie française ; M. Ollivier lui pardonne ses hésitations et ses tergiversations dans l'affaire du plébiscite, il ne pardonne pas à M. Daru, qu'il a si fort maltraité dans la Gazette de Cologne, lors du désaccord sur la conduite à tenir à l'égard de l'Allemagne, et au Conseil lors de la discussion sur les affaires de Rome.

M. Ollivier retirait pourtant de ces incidents trois satisfactions : d'abord la retraite d'un collègue avec qui les relations avaient toujours été difficiles et dont le départ lui permettait de s'installer à titre intérimaire au Quai d'Orsay ; en second lieu, une rédaction encore insuffisante, mais plus nette, de l'article sur la responsabilité ministérielle : l'Empereur nomme et révoque les ministres; ils sont responsables. — On ne dit pas devant qui, remarquait le prince Napoléon. — Mais l'Empire avait toujours vécu de l'équivoque ; enfin

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