‹ L'Incident HohenzollernChapitre 115 sur 159 · Darimon, Notes, VII, p · texte numérisé non relu

Darimon, Notes, VII, p

Quand ces choses-là sont vraies, on n'a pas besoin de les dire. Elles ne Tétaient pas.

Le ministère n'était pas uni. Les ministres ne savaient rien, ou savaient peu. On les convoquait pour entériner des décisions déjà prises. On leur avait donné la responsabilité légale, sans leur conférer l'autorité.

Ce n'est pas le cabinet qui est responsable.

Aussi bien, dans la dernière conception politique de Napoléon III, que M. Olliviera cru muer par le plébiscite en une constitution nouvelle, la responsabilité, surtout en matière de politique étrangère, est-elle partagée entre le ministère et le souverain.

L'Empereur, qui était un maniaque de la négociation diplomatique secrète, ne s'est pas comporté en juillet 1870 autrement qu'il avait fait dans l'été de la même année et en mille autres circonstances. M. Olozaga, ambassadeur d'Espagne à Paris, qui avait appris la candidature Hohenzollern par la dépêche du 3 juillet, qui n'en était pas partisan et qui en détestait les parrains espagnols, Salazar et le maréchal Prim, était venu proposer à Napoléon III de faire faire une démarche auprès des Hohenzollern de Sigmaringen par Strat, agent de Roumanie à Paris. L'Empereur accueillit cette ouverture. Strat consentit à se charger de la démarche, mais « en exigeant que ni Gramont ni personne n'en fût instruit ». L'Empereur lui promit le secret1. Aussi fut-il le premier informé du succès.

Page 1