Ch. m
fréquemment la moustache comme un homme qui éprouve une douleur infinie'.
L' Union Médicale du 9 janvier 1873 publia le procès-verbal d'une consultation qui eut lieu aux Tuileries le 1er juillet 4870, entre les docteurs Nélaton, Ricord, Fauvel, G. Sée, Corvisart. Les médecins concluaient à « une cystite d'origine calculeuse, que ce calcul soit placé et enchatonné dans la vessie ou qu'il ait eu son siège primitif dans les reins. » Ils considéraient comme nécessaire le « cathétérisme de la vessie à litre d'exploration , et pensaient que le moment était opportun ». La publication de cet article coïncidait avec la mort de Napoléon III. « L'autopsie, écrivit M. Rouher le 11 juillet 1873, a démontré les terribles ravages faits dans la santé de l'Empereur par les maladies de 1866, 1867 et 1869. »
D'après Darimon, le docteur Ricord aurait dit un jour au prince Napoléon que si la consultation n'avait été signée que par le docteur G. Sée, c'est que Nélaton, ayant opéré dans les mêmes conditions et sans succès le maréchal Niel, avait craint d'être appelé à opérer l'Empereur, si les diagnostics étaient connus, et avait préféré ne pas mettre son nom au bas du procès-verbal. Le docteur Conneau aurait déclaré aussi au prince Napoléon après la mort de l'Empereur : — J'ai montré la pièce à qui de droit en temps utile. — Et qu'a-t-on répondu? — On m'a répondu : Le vin est tiré, il faut le boire.
Quelle que soit la façon dont les choses se sont passées, une lourde responsabilité pèse sur la per-