‹ L'Incident HohenzollernChapitre 125 sur 159 · Darimon, Notes, ch. n, p · texte numérisé non relu

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sonne qui avait le devoir de donner au document médical les suites qu'il comportait, parce que si l'Empereur avait subi une opération en juillet 4870, on n'aurait pas pu empêcher, le cas échéant, une puissance étrangère de déclarer la guerre à la France, mais on n'aurait sans doute pas trouvé de ministres assez fous pour prendre eux-mêmes une pareille initiative et un Corps législatif assez léger pour la ratifier.

Si la maladie de Napoléon III le faisait cruellement souffrir depuis plusieurs années, si quelques familiers étaient au courant, le public savait très bien depuis 1869 que l'Empereur avait eu des accidents très graves, et il fallait être aussi confiant que le maréchal Le Bœuf pour se rassurer sur une simple affirmation de l'Impératrice et accepter la légende des rhumatismes.

Le maréchal Canrobert ne s'en laissait pas si facilement accroire. Dans le volume si soigneusement colligé par M. Germain Bapst1, on lit ceci : « Le maréchal Niel étant mort le 13 août 1869, on a remarqué que, contre son habitude, l'Empereur n'a pas été au lit de mort du Maréchal ; l'on en conclut que lui-même est malade : certains disent même qu'il l'est gravement : bientôt cela ne fait plus de doute pour personne ; il est alité et ne peut pas présider le Conseil. »

Le 3, le 4 septembre le maréchal Canrobert se rend à Saint-Cloud ; il ne voit pas l'Empereur ; il ne le voit pas davantage le 5.

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