‹ L'Incident HohenzollernChapitre 126 sur 159 · Le maréchal Canrobert, tome IV, Paris, 1909, in · texte numérisé non relu

Le maréchal Canrobert, tome IV, Paris, 1909, in

« Le 6 septembre le bruit de la maladie de l'Empereur se répandait dans Paris et de là dans toutes les capitales... Vienne est très agitée, très bouleversée par les mauvaises nouvelles que l'on répand depuis hier soir sur la santé de l'Empereur, écrivait le duc de Gramont, le 7 septembre... Les ministres étaient des plus inquiets, quand l'Impératrice, maîtresse d'elle-même comme toujours dans les crises graves, se décida, pour calmer l'opinion, à faire coûte que coûte transporter l'Empereur dans un fauteuil au Conseil qui aurait lieu le 7. On le roula en effet ce jour-là, jusqu'à la salle où étaient réunis les ministres, mais à peine y fut-il qu'il tomba en syncope et qu'il fallut le ramener : les assistants en étaient profondément affectés, mais l'on put insérer au Moniteur que l'Empereur allait bien et qu'il avait présidé le Conseil. »

Le 12 juillet 1870, à Saint-Cloud, l'écuyer Bachon ne partage pas les velléités belliqueuses des dames de l'entourage impérial « Je ne comprends pas, ditil, qu'on songe à la guerre, quand on ne peut plus se tenir à cheval1. »

Quatre jours auparavant, le docteur Nélaton aurait tenu, sous le sceau du secret, un langage analogue au général de Montebello, qui l'aurait rapporté au maréchal Canrobert : « l'Empereur est malade, il lui serait impossible de monter à cheval2 ».

Le maréchal Randon, reçu en audience de congé avant le départ de l'Empereur, lui exprime ses regrets de ne pas pouvoir l'accompagner à la guerre : « Je

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