‹ L'Incident HohenzollernChapitre 130 sur 159 · Id., ch. v · texte numérisé non relu

Id., ch. v

3. Revue de Genève, n° 8, février 1921, article de Mm» Ollivier.

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plus fougueux qui partageaient l'hostilité de l'Impératrice contre M. Ollivier, provoque une déception et une colère qu'on ne peut pas s'expliquer pour peu qu'on ait conscience des deuils et des désastres qu'entraîne la moindre guerre. « Le prince impérial, tout effaré, s'élance vers l'amiral Duperré, de service auprès de lui : Venez ! venez, crie-t-il, je ne sais pas ce qu'a maman ! Elle avait une attaque de nerfs, et criait : La couronne de France est tombée en quenouille1 1 »

Les dames d'honneur se mettent probablement au ton de l'Impératrice. Le baron Jérôme David et Paul de Cassagnac battent le fer pendant qu'il est chaud ; ils commentent les nouvelles à leur façon et soutiennent l'Impératrice lorsqu'elle démontre à l'Empereur, à son retour des Tuileries, que la renonciation de Léopold de Hohenzollern est une concession insignifiante, tant qu'elle n'est pas avalisée par le roi de Prusse. Sur la volonté vacillante d'un malade une scène de ce genre produit de l'impression et provoque l'envoi d'une dépêche qui annulera en vingt-quatre heures l'effort de plusieurs jours de négociation.

Après la scène qui suivit le conseil du 13, où M. Ollivier avait cru neutraliser l'effet des résolutions prises le 42 au soir, l'Impératrice fait sentir sa mauvaise humeur à M. Ollivier. « J'étais à gauche de l'Impératrice : elle affecta de ne pas m'adresser la parole, et quand je la provoquais à la conversation, elle me répondait à peine, à mots saccadés ; elle saisit un de mes propos sur la renonciation pour se moquer du « père Antoine» et finit par me tourner le dos2. Son entourage

1. Revue de Genève, n° 8, février 1921, article de M°» Ollivier.

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