‹ L'Incident HohenzollernChapitre 132 sur 159 · la., ibid., p · texte numérisé non relu

la., ibid., p

Il a lu plus tard beaucoup de dépêches aux archives des Affaires étrangères, il en a parlé avec un mépris qui ne ferait pas honneur à son intelligence très vive, s'il n'avait pas cru, en les dénigrant, se justifier de ne pas les avoir connues alors qu'il était ministre. Il a expliqué la différence entre les lettres officielles des diplomates, dont le texte est rédigé quelquefois à dessein pour être lu en entier ou en extraits à l'interlocuteur étranger et la lettre particulière où le correspondant dit toute sa pensée, donne ses instructions définitives, indique son dernier mot. De tout cela que connaissent bien les travailleurs, curieux de politique étrangère, M. Ollivier s'est-il rendu compte en 1870 ou aux alentours de 1908 et de 1909? Sans doute il faudrait avoir été présent au quai d Orsay, à la place Vendôme, aux Tuileries et à Saint-Cloudpour affirmer qu'on lui a presque tout caché en 1870. Mais on aurait beaucoup plus de chances de se tromper si on disait le contraire. M. Ollivier a laissé échapper, sans y prendre garde, un aveu significatif. Il énumère les pièces diplomatiques dont il s'était chargé le 15 juillet d'annoncer le dépôt à la Commission des crédits. Il ajoute cette note : « Je ne parlai point des rapports, parce qu'ils n'étaient que la paraphrase des dépêches auxquelles ils n'ajoutaient rieji1. »

Sans doute les agents diplomatiques ont des crédits à leur disposition, ils ne comptent pas les mots de leurs télégrammes, comme fait un particulier; ils disent tout l'essentiel. Mais c'est dans les dépêches, ces fameuses dépêches que M. Ollivier appelle ici des

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