Id., ibid., p
écrit-il, que Werther a mal compris les ouvertures de Gramont », et il met d'office son ambassadeur en congé, sûr en cela de complaire à son souverain qui n'a pas goûté plus que lui les suggestions des ministres français.
« Il n'y a que l'imbécillité haineuse, écrira plus tard M. Ollivier 4, qui puisse persister à parler de lettre d'excuses. Avec des gens de cette espèce on ne discute pas, on s'en tient à la réponse classique : mentiris impudentissime. » C'est une opinion. M. Ollivier l'exprime avec vivacité, sans me convaincre. M. de Gramont l'exprime avec plus de douceur : « Nous étions loin de penser l'un et l'autre qu'une proposition de ce genre pût jamais être considérée comme une demande d'excuses 2. » Il ne me convainc pas davantage.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que M. de Gramont a prêté le flanc dans cet après-midi du 12 aux attaques du solitaire de Varzin qui guettait ses maladresses. Il en a commis une et déjà bien grave ; que dire de celle qui a suivi?
C'est en quittant Werther et M. Ollivier que M. de Gramont s'en va tout seul à Saint-Cloud, sans ses collègues, sans M. Ollivier, pour rendre compte et conférer avec l'Empereur. Il passe sous silence les débats consciencieux3, qui précédèrent la détermination à laquelle le gouvernement crut devoir s'arrêter. Qui cela le gouvernement ? Les agités qui faisaient des gorges chaudes à Saint-Cloud sur