‹ L'Incident HohenzollernChapitre 147 sur 159 · La France et la Prusse, XIII, p · texte numérisé non relu

La France et la Prusse, XIII, p

mière fois? Qui donc, sinon M. de Gramont. Qui donc aurait voulu confondre dès le début la question de fait qui était le retrait de la candidature et la question d'amour propre qui était la participation de la Prusse à la renonciation ? Qui donc, sinon M. de Gramont.

Et qui donc répondait avec importance aux indiscrets qui lui demandaient si la France avait des alliances: « Si j'ai fait attendre la Commission, c'est que j'avais chez moi au ministère des Affaires étrangères l'ambassadeur d'Autriche et le ministre d'Italie. J'espère que la Commission ne m'en demandera pas davantage1 ?» Qui donc parlait ainsi? C'est M. de Gramont.

De simples députés risqueraient-ils, pour éclairer leur religion, de retenir le ministre et de retarder des pourparlers de cette importance ? M. Emile Bourgeois a montré depuis longtemps, dans le beau livre qu'il a publié avec Emile Clermont sur Rome et Napoléon III, ce que pouvaient être des négociations entreprises à cette heure suprême et comment les dernières chances de conclure des alliances s'évanouirent par l'obstination de ceux qui avaient déjà compromis le 12 juillet une victoire pacifique par des exigences nouvelles et par une dépêche qui préparait la guerre : celui qui l'avait rédigée et signée, c'est M. de Gramont.

M. de Gramont est responsable parce qu'il a pris les décisions seul ou n'a pas laissé à ses collègues le temps de discuter.

Il est responsable parce que, dans la négociation, il

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