Archives de Vienne. Letlre particulière du 11 juillet
qui l'a incliné le 12 et le 13 juillet à faire fond sur le ministre des Affaires étrangères qui assumait aussi allègrement d'aussi lourdes responsabilités.
Il n'a pas tardé à comprendre qu'il avait trop présumé de M. de Gramont, et il s'est rangé à l'avis de Beust, sans cesser de faire des vœux pour la France et sans rien renier de ses amitiés. Son dévouement pour l'Empereur et pour l'Impératrice ne s'est pas démenti, sa sympathie pour notre pays n'a jamais diminué, même après le 4 septembre, malgré le peu de goût qu'il éprouvait pour la république. On sent qu'il est tout heureux de signaler chez le peuple français des preuves de ce patriotisme réel qui caractérise les grandes nations *. Nous voici loin de l'homme du monde et de l'homme de cour que les mémorialistes du second Empire et les chroniqueurs de journaux mondains nous montrent circulant dans les coulisses des Variétés ou assistant, le sourire aux lèvres, aux fêtes de Fontainebleau ou aux soirées de Gompiègne. La correspondance de Richard de Metternich est celle d'un grand diplomate, il avait l'intelligence ouverte et le cœur haut placé, il n'y a pas de témoignage qui ait plus de poids et de prix que le sien.
Dès les premiers jours de juillet, l'attitude de M. de Gramont l'avait fait sourire 2, il regrettera plus tard que Napoléon III ait permis à son ancien ambassadeur à Vienne de faire du chauvinisme de ministre commençant 3. Il le juge quelquefois avec une