‹ L'Incident HohenzollernChapitre 19 sur 159 · De Gramont. La France et la Prusse, p · texte numérisé non relu

De Gramont. La France et la Prusse, p

restât indifférent à un fait dont tout le pays s'occupait1. »

Il eût été à désirer que le Parlement contrôlât de très près la politique extérieure de la France, les membres du Corps législatif avaient le devoir d'être attentifs au développement et aux conséquences de l'incident Hohenzollern ; il ne s'ensuit pas qu'une discussion publique fût opportune et tous les incidents qui peuvent se produire au cours d'une interpellation inoffensifs. Mais M. Ollivier voulait à tout prix s'expliquer. L'idée lui en était venue brusquement. « Une lueur avait traversé son esprit » : « S'il n'v avait pas eu de Parlement, le Gouvernement eût été obligé de s'expliquer par une note au Journal Officiel*. »

Ainsi de toutes façons une page de prose ministérielle eût porté au monde la pensée du gouvernement français. Celle-ci fut rédigée au Conseil des Ministres qui examina rapidement la question de la préparation militaire — on s'en rapporta aux déclarations du maréchal Le Bœuf— et celle des alliances. Discussion purement académique, parce qu'aucun traité ne nous liait à aucune puissance; l'aversion de M. Ollivier pour l'Autriche, ou les méfiances de M. de Gramont à l'endroit de la Russie, étaient peu de chose et le bon sens aurait voulu que l'on fût heureux de

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