‹ L'Incident HohenzollernChapitre 2 sur 159 · Paris, Hachette · texte numérisé non relu

Paris, Hachette

tâche en sens inverse de celui où marche M. Ollivier, dégager ce qui est souvenir personnel, pour l'apprécier comme on doit faire ces sortes d'ouvrages, retenir un fait, une impression, une citation, surtout isoler ce qui est un témoignage précis, pertinent et contemporain, de ce que M. Ollivier a appris postérieurement à la guerre, en France ou à l'étranger.

Il a pensé, dès 1871, à se justifier devant son pays. « Voici comment je travaille l, écrivait-il au duc de Gramont. Comme éléments, j'ai ma mémoire, les notes sommaires que je prenais chaque soir ou que ma femme prenait pour moi, le Journal Officiel, vos lettres, enfin, les documents étrangers. » A ce moment M. Ollivier ne soupçonnait pas quelques-unes des réticences — et des plus graves — du duc de Gramont. Plus tard, rentré en France, il est allé aux Archives des Affaires étrangères ; mais, à la manière dont il parle de ses recherches 2, on voit très bien qu'il a fait des découvertes aux alentours de 1890 et que les pièces n'étaient jamais passées sous ses yeux en 1870. De là, des contradictions et des démentis que M. Ollivier, historien et apologiste, donne à M . Ollivier, garde des Sceaux. Ainsi à la page 30

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