‹ L'Incident HohenzollernChapitre 3 sur 159 · Emp. lib., XIV, v, 1, p · texte numérisé non relu

Emp. lib., XIV, v, 1, p

du XIVe volume, il nous dit sa surprise, lorsqu'il apprend la candidature du prince Léopold, le 3 juillet. C'est le témoignage du Ministre; retenons-le. Ailleurs, il nous parle des démarches plus ou moins vagues que l'ambassadeur de France à Madrid avait faites pour prévenir la candidature.

Cela, M. Ollivier ne l'a su qu'après l'événement, peut-être vingt ans plus tard, quand il a voulu se justifier, et en même temps, justifier un collègue qui avait, plus directement que lui, charge de surveiller les événements. Ici son témoignage ne vaut pas plus que celui de tout autre narrateur, de tout autre apologiste.

Ajoutez que M. Ollivier, il l'avoue lui-même, avec une bonne foi touchante, a « toujours mis de la passion dans ses discours et dans ses actes * ». C'est un défaut pour un historien.

M. Ollivier est courageux. En janvier 1871, il écrivait à son ancien collègue Plichon, élu député à l'Assemblée Nationale : « Si vous êtes obligé de vous expliquer, soyez fier, hautain, imperturbable, affirmez que nous avons tout tenté pour éviter la guerre... Ne désavouez rien, ne baissez pas la tête devant la défaite 2. » 11 lui recomman-

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