‹ L'Incident HohenzollernChapitre 23 sur 159 · Emp. lib., XIV, m, vi, p · texte numérisé non relu

Emp. lib., XIV, m, vi, p

2. Dépêche du 6 juillet, enregistrée au Cabinet le 10, transmise à la Direction politique le 11. Elle est désagréable à M. de Gramont, il ne la retient pas.

remarque de M. d'Astorg, ministre à Darmstadt. « Quant à la presse française, je dois dire qu'on voudrait, autour de moi, lui voir un peu plus de calme * » ; s'il avait médité sur ce télégramme du général Fleury2: « Le prince Gortchakof m'a fait dire que, tout en comprenant la susceptibilité de la France, il regrettait la forme comminatoire du Cabinet des Tuileries, parce qu'elle rendrait la tâche conciliatrice plus difficile à Berlin » ; si le gouvernement français avait attaché l'importance qu'il convenait à une communication de M. de La Valette, ambassadeur à Londres : « Le principal secrétaire drÉtat aux Affaires étrangères, lord Granville, a regretté que M. de Gramont eût tenu à M. de Werther un langage aussi énergique que le laissait supposer la dépêche de lord Lyons et il se demandait si l'attitude que nous avions cru devoir prendre, dès le début de l'incident, n'était pas faite pour créer précisément des complications plus sérieuses que celles qui pouvaient résulter de l'incident lui-même 3. » On échangeait beaucoup de communications entre Paris et Londres en juillet 1870; les relations amicales entre la reine Victoria et Napoléon III, la situation de lord Lyons à Paris et de La Valette à Londres, la proximité des deux capitales créaient, quoi qu'ait dit ou laissé entendre M. Ollivier, une atmosphère confiante entre les deux gouvernements et celui de Londres a bien servi la France en 1870. Il n'a rien épargné, ni à Berlin, ni à Madrid, pour faire retirer la candidature Hohenzollern, mais

i. Dépèche du II juillet.

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