‹ L'Incident HohenzollernChapitre 29 sur 159 · Id · texte numérisé non relu

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auprès de Napoléon III1. Ce n'est pas de l'enthousiasme, c'est plutôt une douche jetée sur celui des bons parents de Sigmaringen. Il sait que l'élection d'un Roi ne peut être acquise aux Cortès qu'à la majorité absolue non des votants, mais de tous les députés^ et il s'imagine que la France fera un gros effort financier pour acheter des suffrages. Quant à lui, il ne dépensera pas un thaler pour gagner une voix aux Hohenzollern, et — « entre nous soit dit » — (sic — en français dans le texte), c'est à la Reine qu'il fait cette confidence, « je souhaiterais de tout cœur que Léopold ne fût pas élu 2 ».

Le Roi n'ignore pas les représentations amicales qui ont été faites à Rerlin, au nom du gouvernement austro-hongrois 3 et du gouvernement britannique. Il donne les Hohenzollern à tous les diables et le prince Antoine s'en doute bien, qui entreprend à la fois de lui faire agréer ses excuses et de le prendre par l'amour-propre. «Veuille V.M., écrit cette Altesse ingénieusement servile, ne pas nous rendre personnellement responsables des impressions pénibles et des tracasseries dues à l'affaire d'Espagne qui vont influer en la troublant sur sa Très Haute saison de cure. Cette question est à cette heure un prétexte à l'explosion d'une haine qui couve depuis longtemps et qui a pour objet la mission universelle et historique de la Prusse, mission qu'elle a obtenue dans le sang depuis 1 866 ; . » Le Roi ne goûte pas beaucoup ce ver-

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