Emp. lib., XIV, vu, d, p
SALOMOW 5
des séances: « Nous demandons, dit-il, à interpeller le Cabinet sur les garanties qu'il a stipulées ou qu'il compte stipuler pour éviter le retour de complications successives avec la Prusse. » Au même moment, un aide de camp apportait au Garde des Sceaux un billet de l'Empereur 1 qui l'appelait aux Tuileries et qui lui traçait une ligne de conduite pour le cas où il voudrait s'expliquer à la tribune. « Si l'on annonce la nouvelle à la Chambre, il faut au moins en tirer le meilleur parti et bien faire sentir que c'est sur l'injonction du roi de Prusse que la candidature a été retirée. »
Mais, dit M. Ollivier 2, une lecture n'aurait eu de valeur que si elle avait été accompagnée d'un commentaire ou suivie d'une conclusion. Comment aurais-je pu me permettre un commentaire ou une conclusion sans m'être au préalable concerté "avec mes collègues? Singulière excuse, et M. Ollivier a bien des ég"ards pour des collègues qui n'en ont pas toujours pour lui. Que ne se rappelle-t-il, lui qui aime à évoquer les précédents et qui sait si bien l'histoire, Casimir Périer revendiquant pour lui seul le droit de décision, sifflant pour ainsi dire M. d'Argoult qui se dirige contre son gré vers la tribune? Que fait-il de sa théorie sur le droit de décision et la responsabilité de l'Empereur? Et s'il craint le mécontentement deDuvernois et des autres foudres de guerre de la majorité, comment oublie-t-il qu'il est à peu près sûr de ne pas être renversé, tant qu'il est en communion avec l'Empereur ? Il y était Sans doute M. Chevandier de