Id., ibid., p
Valdrôme, plus préoccupé de faire la police de la salle des séances que de préserver son pays des horreurs de la guerre, lui écrivait: « On se plaint, je vous aime trop pour ne pas vous le dire (admirez à cette heure si grave les gentillesses du style de M. de Valdrôme) de la communication que vous avez faite dans les couloirs. — Ne nous jetons pas tête baissée dans la paix*. » Mais vraiment c'était peu de chose que l'opinion de M. Chevandier de Valdrôme et celle de Napoléon III aurait pu faire impression sur M. Ollivier qui lui était si dévoué.
Quand M. Ollivier arriva aux Tuileries, un peu après trois heures* « l'Empereur était dans le salon de service au milieu de ses officiers..., il leur disait, avec un accent de sincérité qui les impressionnait : c'est un grand soulagement pour moi. Je suis hien heureux que tout se termine ainsi. Une guerre est toujours une grave aventure. . . 2 »
Le même jour le roi Guillaume annonce à la reine Augusta l'arrivée d'un télégramme chiffré du colonel Strantz : « C'en est fait, c'est la renonciation du prince Léopold. — Quel poids de moins sur le cœur ! » s'écrie le vieux Roi. Il écrit : une pierre — qui est la formule allemande. Et certes, il prend des précautions pour couvrir sa retraite; il recommande la discrétion et même le mystère à la Reine, parce qu'il ne veut pas donner de réponse officielle à Benedetti avant