‹ L'Incident HohenzollernChapitre 34 sur 159 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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d'avoir le texte écrit et signé de ses cousins. Mais, comme Napoléon III, il est heureux. Pour les deux souverains, à travers les préoccupations politiques, c'est une impression de soulagement.

Le Roi était si sincère que, dans l'après-midi, il crut pouvoir faire comprendre à Benedetti que la solution était proche. A six heures du soir, l'ambassadeur télégraphie : « Le Roi vient de me dire qu'il avait reçu une dépêche télégraphique qui lui annonçait que la réponse du prince de Hohenzollern lui parviendrait indubitablement demain matin. Il a ajouté qu'il me fera demander dès qu'elle sera entre ses mains. M. de Bismarck est attendu demain à Ems. »

Le sens des paroles du Roi était si clair que M. de Gramont, si malveillant pour Benedetti, ne peut s'empêcher de dire : « Au moment où notre ambassadeur écrivait ces mots, et pendant toute la soirée du 42, il dût se croire arrivé au terme de sa mission et se féliciter du résultat qu'il avait obtenu '. » Dans la journée du 13, les paroles décisives tomberaient certainement des lèvres du vieux souverain qui était resté luimême, pendant toute la négociation, très soucieux de sa dignité, mais très désireux devoir échouer l'affaire d'Espagne qui n'avait jamais été de son goût.

Bismarck échouait au port. Une première fois, la divulgation prématurée de la candidature avait contrarié ses projets ; la maladroite déclaration du ministère

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