‹ L'Incident HohenzollernChapitre 36 sur 159 · Éd., ibid · texte numérisé non relu

Éd., ibid

mot de la Prusse. Tout se passait entre le prince de Hohenzollern et l'Espagne. Ainsi s'évanouissait l'espoir que nous avions fondé sur une participation, même indirecte, du Roi au désistement du Prince. . . (p. 112). Il fallait évidemment arriver à de nouveaux expédients » (p. 114), apparemment pour fournir au ministre des Affaires étrangères une satisfaction analogue à celle qu'éprouvait M. Olozaga pour avoir vu prévaloir la solution qu'il recommandait. Et M. de Gramont disait de Benedetti. « Quand il se contemple, il est ébloui ■. » Quand M. de Gramont se contemplait lui-même, il était ébloui au point de ne pas voir la France. M. Ollivier, qui la voyait, avait une opinion très nette, le ministre des Affaires étrangères en avait une toute différente. « A partir de ce moment, nous dit-il, cessa l'accord complet qui avait existé entre nous2. »

Ils allaient néanmoins collaborer à une bien mauvaise besogne. M. de Gramont essaya vainement d'arracher à Werther un mot qui pût être interprété comme une intervention du roi Guillaume dans la renonciation du prince Léopold. En revanche, M. de Werther donnait à entendre — s'il ne le dit pas explicitement — que rien n'avait été plus loin de la pensée de son souverain que de blesser l'Empereur ou d'inquiéter la France 3. C'est alors que M. de Gramont, charmé de cette assurance, eut l'idée — on a comme cela des éclairs de génie — de demander si une lettre où le roi de Prusse donnerait cette assurance par écrit

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