‹ L'Incident HohenzollernChapitre 42 sur 159 · Id., ibid · texte numérisé non relu

Id., ibid

tions, évidemment assez vives, qu'échangeaient les deux ministres, et M. de Gramont associa ingénieusement le Garde des Sceaux à ses responsabilités en lui soumettant le texte qui fut télégraphié à Ems.

La collaboration continuait, c'est la séparation qui s'imposait, même avec le régime si mal défini qu'était l'Empire libéral. Ainsi en jugeaient les confidents, les amis personnels de M. Ollivier. En provoquant une crise ministérielle, il eût obligé Napoléon III à réfléchir et peut-être à se ressaisir.

Après cette journée extraordinaire où l'émotion, la fatigue, le besoin de parler l'avaient associé à une imprudence très fâcheuse dans l'entretien avec M. de Werther, où il avait été, pour finir, si odieusement joué par M. de Gramont, M. Ollivier donna simplement pour instructions à Robert Mitchell, de faire paraître une note rassurante le lendemain 13, dans le Constitutionnel : « Déclarer que nous sommes satisfaits et que tout est fini ' . »

M. Ollivier raconte lui-même qu'une heure plus tôt, il avait dit à M. de Gramont, d'un ton navré: « On va nous accuser d'avoir prémédité la guerre, et de n'avoir vu dans l'incident Hohenzollern qu'un prétexte de la provoquer2. »

Que d'impressions différentes et d'assertions contradictoires ! Il serait cruel d'insister, et peut-être ne

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