‹ L'Incident HohenzollernChapitre 44 sur 159 · Emp. lib., VII, 5, p · texte numérisé non relu

Emp. lib., VII, 5, p

2. Henri Welschinger, La Guerre de 1871, Paris, 1911, in-8e, t. !• chapitre iv, p. 14.

s'associe à la foudre pour la conjurer1. » Gela, c'est une métaphore, et une métaphore n'est ni un fait, ni un argument, ni une excuse.

M. Ollivier put s'en rendre compte le 14 quand il apprit ce qui s'était passé le 13.

Le 13, dès le matin, Benedetti s'inquiéta d'exécuter les ordres funestes que lui avait donnés son chef ; il sortit pour aller solliciter une audience. Le Roi qui était déjà dehors, l'aperçut dans une allée et la conversation s'engagea aussitôt. M. Benedetti s'acquitta de sa mission en atténuant dans la forme 3, il l'assure, du moins, le caractère de la nouvelle concession qu'il était chargé de demander au Roi ; la permission d'annoncer au Gouvernement français qu'il n'autoriserait jamais le prince de Hohenzollern à poser sa candidature au trône d'Espagne. « Le Roi, écrit-il, a absolument refusé de m'autoriser à vous transmettre une semblable déclaration. » M. de Gramont a beau jeu de souligner ces deux lignes dans son livre comme une preuve de la mauvaise volonté du roi de Prusse, et de l'échec de la négociation de M. Benedetti, il souligne ainsi l'échec de sa nouvelle demande de garantie, et celui-là seul.

«. Vous me demandez (Dépêche de Benedetti du 13 juillet), dit le Roi, un engagement sans terme et pour tous les cas ; je ne saurais le prendre. » Il exprime

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