Fester, Guillaume à la reine Augusta, 13 juillet
sadeur qu'il le ferait appeler pour lui eu communiquer le texte : « Le Roi m'avait assuré qu'il m'inviterait à me rendre auprès de lui, à l'arrivée des dépêches du prince de Hohenzollern » 1 ; mais la demande de garantie lui avait causé une irritation si vive qu'il ne voulait plus s'exposer à entendre formuler de nouvelles exigences, et lorsqu'il reçoit enfin le télégramme du prince Antoine, il en avise M. Benedetti par l'intermédiaire d'un aide de camp. Sur le fond, il tient sa promesse, il fait même un peu plus. Le roi, télégraphie Benedetti à 3 h. 4o du soir, m'autorise à faire savoir au gouvernement de l'Empereur qu'il approuve cette résolution. M. Benedetti répond en sollicitant du Roi une nouvelle audience pour lui soumettre de nouveau et développer les observations qu'il lui a présentées le matin. Il eût mieux fait, à coup sûr, de demander simplement à remercier le Roi, il aurait pu glisser, dans sa phrase de remerciement, quelques vagues allusions à l'avenir, que le Roi aurait ou non relevées et que l'on aurait interprétées à Paris eomme une satisfaction. Le Roi envoie une seconde fois son aide de camp ; il refuse la discussion, mais il tient toute sa promesse, et avec l'intention formelle de ne désobliger ni l'ambassadeur ni son Gouvernement. « Le Roi a consenti, m'a dit encore son envoyé au nom de S. M., à donner son approbation entière et sans réserve au désistement du prince de Hohenzollern ; il ne peut faire davantage. . . »
Cette démarche du Roi que l'ambassadeur faisait connaître à Paris par son télégramme de sept heures du