‹ L'Incident HohenzollernChapitre 5 sur 159 · Paris, Ollendorff · texte numérisé non relu

Paris, Ollendorff

sur lesquels il s'est expliqué1. » Tout de même, il serait excessif d'admettre, sans discussion, la parole de M. Ollivier et de récuser, sans preuve, celle de Thiers.

A défaut de témoignages d'autres collègues de M. Ollivier, sur les événements de juillet 1870, nous avons, du moins, celui de M. de Gramont. Il a publié : La France et la Prusse avant la Guerre 2.

Qu'on n'y cherche pas un essai auto-biographique ou un plaidoyer passionné comme dans l'œuvre de M. Emile Ollivier. Autant le garde des Sceaux est ardent, éloquent, bavard même et parfois candide dans le récit et dans la discussion, autant le ministre des Affaires étrangères est froid, réservé, plein de réticences. M. Ollivier dit tout ce qu'il sait et tout ce qu'il tient des autres ; M. de Gramont voudrait faire rentrer sous le boisseau le peu de lumière qui a pu filtrer. M. Ollivier justifie sa conduite ; M. de Gramont fait le procès des autres. M. Ollivier saigne d'avoir été un des auteurs involontaires d'un des plus grands malheurs qui aient jamais accablé son pays; M. de Gramont en parle aussi froidement qu'il ferait d'une négociation qui

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