‹ L'Incident HohenzollernChapitre 6 sur 159 · Paris, Dentu, 1872, in-8°, deuxième édition · texte numérisé non relu

Paris, Dentu, 1872, in-8°, deuxième édition

aurait eu pour objet l'attribution d'un îlot en Océanie. « Ayant agi en toute circonstance avec conscience et loyauté, il a conservé l'estime des gens qu'il apprécie et l'amitié de ceux qu'il affectionne *. »

Si l'opinion ne lui est pas très favorable, à l'époque où il écrit, il ne doute pas qu'elle ne lui revienne plus tard. Il connaît trop les fluctuations politiques pour s'en émouvoir. Ni les regrets, ni à plus forte raison les remords, n'obscurcissent sa claire vision des choses. « Ayant vécu pendant près de vingt ans dans les missions étrangères 2, il n'a pas le germe des passions qui animent, les uns contre les autres, la plupart de nos compatriotes, et il n'a compris les entraînements de l'esprit de parti, que pendant les quelques mois où il a vécu dans cette atmosphère, comme ministre. » Ne lui parlez ni de Reichshoffen, ni de Sedan, ni de la capitulation de Metz, ni du traité de Francfort. Ce sont là des contingences dont il ne veut pas s'embarrasser. Aussi bien, si la France a connu la défaite, ce n'est ni parce qu'elle ne s'était pas préparée à la guerre et qu'il eût été plus sage de ne pas la déclarer, c'est parce qu'elle a été entraînée « à des exagérations

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