‹ L'Incident HohenzollernChapitre 56 sur 159 · La France et la Prusse, en. xii, p · texte numérisé non relu

La France et la Prusse, en. xii, p

3. Darimon, Noies pour servir à l'histoire de la guerre de 1S70, X, p. 181.

et l'imposteur, qui a changé de parti et abandonné celui de M. Ollivier. Si un changement de front suffisait à discréditer le témoignage d'un homme, on ne pourrait écrire l'histoire qu'avec le Bulletin des lois et le Journal officiel. Or le compte rendu analytique des séances du 15 juillet nous montre que Thiers fut interrompu, houspillé, hué, et que si l'on fait abstraction des interruptions de la gauche, M. Ollivier remporta, malgré un mot malheureux qui lui échappa dans la séance de l'après-midi, toute une série de succès oratoires.

Quelques minutes après minuit, tout était terminé.

A partir du lo juillet, le Gouvernement français précipite la course à l'abîme. Dès le 16 juillet, on rappelle l'attaché militaire à Berlin, M. de Gramont adresse au chargé d'affaires, qui remplace l'ambassadeur, un projet de déclaration de guerre et des instructions pour confier la garde des archives de l'ambassade à l'ambassadeur britannique. En vain, le gouvernement britannique, que M. de Gramont et M. Ollivier ont à l'envi accusé de tiédeur et de malveillance, a-t-il essayé encore d'interposer ses bons offices et de faire jouer le 23e protocole du Congrès de Paris pour faire accepter un projet de médiation, M. de Gramont se dérobe : il veut la guerre. « Le soin de notre dignité ne nous permet plus une autre conduite *. »

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