‹ L'Incident HohenzollernChapitre 60 sur 159 · Id · texte numérisé non relu

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la France. Dès le 30 octobre 1868, il se félicite de la révolution d'Espagne qui oblige la France à se tenir tranquille. Je déplore, écrit-il à son ami, le prince Frédéric de Prusse, le sort de la pauvre Reine (Oh ! combien et quel bon apôtre !) — une vieille connaissance — ...Si la République triomphe en Espagne, l'exemple sera bientôt suivi en France, et ce sera un moindre danger pour le développement de l'Allemagne que la dynastie napoléonienne1.

Derrière ces vues de haute politique n'y avait-il pas déjà une arrière-pensée? Ce n'est que dans les journaux qu'il est question du trône d'Espagne, écrira bientôt le prince à son fils Charles, et je ne conseillerais pas, si cette hypothèse devait se rapprocher de nous, d'accepter une situation aussi douteuse et brillant d'un pareil clinquant. D'ailleurs la France, en raison de nos relations avec la Prusse, n'admettrait jamais l'installation d'un Hohenzollern de l'autre côté des Pyrénées. Elle est déjà rongée d'envie de voir un Hohenzollern régner sur le Danube.

Ce prince est bien préoccupé, pour un homme à qui l'on n'a pas encore fait la moindre ouverture, et il a bien l'air de plaider le contre pour que son correspondant plaide le pour2. A l'automne de 1869 il a fait le meilleur accueil à Salazar à la Weinburg. C'est avec un intérêt rare, un vif sentiment de reconnaissance qu'il accueille les communications de Werthern sur l'affaire espagnole ; comme cette Altesse Royale se met en frais de politesse pour une simple Excellence ! Et certes le prince Antoine ne voit que des

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