‹ L'Incident HohenzollernChapitre 61 sur 159 · Id · texte numérisé non relu

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raisons de refuser pour le moment la couronne d'Espagne, mais pour le moment. Attendre et ne prendre de décision que lorsque la question renaîtra sur de nouvelles bases'. Voilà son programme en novembre 1869.

Il ne faudrait jurer de rien.

En février, il reçoit l'offre de Salazar pour son fils Léopold, et aussitôt il s'en ouvre au roi de Prusse - le cœur plein de respect et d'émotion, mais plein aussi de l'inébranlable confiance qu'inspire l'importance de la situation. Sans doute il joue encore la comédie et proteste de son éloignement pour les grandeurs lointaines. Mais, comme il s'agit du rôle que la famille royale et princière des Hohenzollern est appelé à jouer dans l'histoire universelle, et que le moment de la temporisation est passé, il en appelle à la toutepuissante et royale décision de S. M. « Si les intérêts de la puissance prussienne comportent une solution affirmative de la question, V. M. voudra bien me le faire savoir; s'ils ne la comportent pas, notre décision est toute indiquée : c'est un refus. S'il ne convient pas à V. M. de prendre tout de suite une résolution définitive et souveraine, V. M. voudra bien m'appeler à Berlin où je suis prêt à tout moment à me rendre à son appel. » On n'en doute pas, et l'on ne saurait ce qui l'emporte dans cette lettre, de l'envie de voir son fils courir cette chance un peu lointaine ou de l'extrême déférence envers le Roi, si le désir d'accepter la couronne ne perçait pas plus nettement encore

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