‹ L'Incident HohenzollernChapitre 62 sur 159 · février, id · texte numérisé non relu

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dans une lettre à Bismarck4 avec la volonté de s'incliner aussi bas que possible devant un homme d'État dontleprinceconnaîtet surestime peut-être l'influence sur son maître.

« Dans l'acceptation de cette couronne, il y a, d'une part, un fait d'importance historique et mondiale, d'autre part, le témoignage d'une conscience prodigieusement forte de la politique et de la puissance prussiennes.

« Une dynastie qui représente le centre de gravité de l'Europe Centrale et dont les rameaux peuvent fleurir à la fois sur la Mer Noire et de l'autre côté des Pyrénées, l'un régnant sur un peuple de civilisation naissante, l'autre sur un peuple de vieille civilisation, est une dynastie telle que l'histoire n'en a plus vue depuis Charles-Quint ; sur elle repose une haute mission imposée par la Providence, avec la vocation et la capacité de gouverner les éléments les plus hétérogènes. »

L'auteur de cette lettre n'a-t-il pas un sentiment même excessif de l'importance de la mission que les Hohenzollern sont appelés à remplir dans le monde et ne croirait-on pas qu'il nourrit en lui quelque peu de l'orgueil qui a fait donner à un des ascendants de Guillaume Ier le surnom de Fat ou quelque chose de la mégalomanie de Guillaume II, si ces considérations de haute politique et de philosophie de l'histoire n'avaient pas pour conclusion une formule d'excessive humilité, pour ne pas dire davantage, à l'adresse de celui qui n'est encore que le Comte de Bismarck?

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