‹ L'Incident HohenzollernChapitre 63 sur 159 · Fester, 104, 25 février · texte numérisé non relu

Fester, 104, 25 février

« Daigne Votre Excellence ne pas refuser à mon fils et à moi ses conseils très autorisés et recevoir d'avance mes plus sincères remerciements pour la patience avec laquelle Elle lira cette lettre H. » Faut-il que celui qui l'a écrite soit attiré par l'appât d'une couronne royale et persuadé qu'il dépend de Bismarck plus encore que du Roi de la placer sur la tète de son fils?

Qu'il dût lui en coûter d'apporter au Roi le refus de son fils Léopold et de rompre la négociation ! Il ne se résigne pas à renoncer tout à fait et il appelle à Berlin son troisième fils Frédéric qui pourrait bien aller à Madrid à la place de Léopold. Malheureusement Frédéric est quelque part entre Nice et Paris et on ne le trouve pas tout de suite. Le prince Antoine prolonge son séjour à Berlin et fait ses confidences à son fils aîné. Il ne lui dit pas du tout, après la décision négative du Roi et de Léopold : « C'est fini », mais : « Tout cela est encore dans le futur, et il faut garder le secret. » Cette couronne qui traîne sera bien placée finalement sur une tête de la famille. Tant d'intérêts y sont liés ! « Même pour ta situation politique, dit le père, la solution de la question n'est pas indifférente. » Voilà pour Charles, et voici pour la princesse mère. « Pour ta bonne mère ce sera aussi un terrible combat, mais elle ne voudra pas finalement entraver le cours de l'histoire du monde. » C'est le leitmotiv auquel s'ajoute la ritournelle obligatoire des Hohenzollern. « Là aussi la Providence a des desseins insondables2. » Quelques jours plus tard le

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