‹ L'Incident HohenzollernChapitre 64 sur 159 · Id · texte numérisé non relu

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prince annonce au prince Charles que Frédéric a refusé comme Léopold, mais « le dernier mot n'est pas encore dit1 ». Ce n'est pas que l'ambition le pousse, comment donc? Mais « un grand événement historique est passé pour la maison des Hohenzollern, un moment comme il n'y en a jamais eu, comme il n'en reviendra plus ». (Lettre du 22 avril2.)

Ainsi cette affaire serait close. « Ces négociations extraordinairement intéressantes iraient dormir tranquillement dans les archives jusqu'à ce qu'un jour, dans un lointain avenir, un historien écrive l'histoire de notre maison ! » Oh ! le bon apôtre, et faudrait-il être aveugle pour ne pas apercevoir, en lisant, entre les lignes, la rage de la décision imposée et non acceptée et la volonté d'en appeler du Roi mal informé au Roi circonvenu par les hommes et dominé par les circonstances : « L'affaire serait close, si je n'étais pas là pour la faire renaître avec le concours de quelques Espagnols qui ont jeté leur dévolu sur nous et de quelques Allemands qui visent à peu près les mêmes buts que nous, pour des raisons peut-être un peu différentes. »

Même ton, mêmes indications dans une lettre du prince Antoine à sa fille Marie, qui a épousé le comte de Flandre3. « Notre maison est à un tournant de l'histoire et en présence d'un grand événement mondial... Ne crois pas, chère Marie, que ce soient des considérations de vanité ou d'ambition qui me déterminent. Qui le penserait ? Je ne veux pas que plus

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