‹ L'Incident HohenzollernChapitre 65 sur 159 · Id · texte numérisé non relu

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LES RESPONSABILITES ALLEMANDES 109

tard l'histoire et les miens me reprochent d'avoir manqué de patriotisme et sacrifié de grands intérêts. « Dans des cas comme celui-ci, où la Providence nous avertit si clairement, les considérations de convenance personnelle disparaissent. La destinée frappe nettement à notre porte ; nos enfants et nos petitsenfants pourraient un jour non seulement ne pas nous comprendre, mais nous reprocher de ne pas avoir répondu : « Entrez ». Peut-être de petits princes et de petites princesses, encore à naître — qui seront un jour les enfants de Frédéric — ne pardonneraient-ils jamais à leur père et à leur grand-père de s'être par timidité et par courte vue dérobés à un grand devoir1. » On se fait facilement une idée des propos que le père pouvait tenir à son fils Léopold, soit à Dusseldorf, soit à Sigmaringen; le malheureux Léopold était parti pour Bruxelles, afin d'échapper à l'obsession. Il en reviendra. Le 19 mai, le prince royal de Prusse avait envoyé Versen au prince Antoine, pour lui rendre compte après coup, post festum 2, d'une mission qui n'a plus d'objet. Il connaît bien son homme et il ne sera pas étonné des remerciements lyriques de Charles -Antoine. Le père de famille assure que Léopold regrette d'avoir laissé passer un moment historique et qu'il a conscience d'avoir manqué à l'esprit chevaleresque en refusant de répondre à l'appel d'une grande nation. C'est le père qui regrette et qui pense toutes ces belles choses, car, plus loin, il conjecture simplement avec sa femme que les répugnances de son fils seraient moin-

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