‹ L'Incident HohenzollernChapitre 67 sur 159 · Jd., 189, 30 mai · texte numérisé non relu

Jd., 189, 30 mai

LES RESPONSABILITÉS ALLEMANDES iH

je suis arrivé à la conviction qu'on ne peut plus se dérober à la grande mission historique qu'implique l'acceptation de la couronne et qui incombe à la maison des Hohenzollern, et que nous ne pouvons plus, mon père et moi, répondre à l'offre par un refus. » On reconnaît les phrases du père, et l'on peut se demander si ce n'est pas le père qui a dicté tout ou partie de la lettre du fils *.

« C'est en me fondant sur ces considérations que je prie en toute humilité V. M. de vouloir bien m'autoriserà ne plus opposer une plus longue résistance aux instances du gouvernement espagnol.

« C'est avec une émotion inaccoutumée que je fais cette démarche décisive auprès de V. M., ayant bien conscience que je sacrifie une existence bénie à tous égards à un avenir tout à fait inconnu, mais fermement décidé à faire le grand saut pour la glorification du nom allemand, et par esprit de sacrifice et de dévouement aux intérêts de la patrie. »

Le père se hâte d'expédier la lettre à Ems en ajoutant quelques mots de son cru pour hâter la solution et pour fermer toute retraite au prince Léopold. « J'envoie à V. M., en insistant sur l'extrême urgence, la lettre ci-jointe relative à la décision à prendre quant à l'acceptation de la couronne d'Espagne. . .

« Aussitôt que Votre Majesté aura donné connaissance de sa volonté par un tout-puissant et gracieux télégramme : « Oui » ou « non », l'on donnera suite à la proposition qui nous est faite du trône d'Espagne. Le porteur de cette lettre donnera les explica-

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