‹ L'Incident HohenzollernChapitre 70 sur 159 · Fester · texte numérisé non relu

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diplomate allemand qui soit dans la confidence, déconseille vivement l'aventure. Il télégraphie le 47 mars : Ne faites point l'emprunt; en Espagne il faut de l'argent espagnol et non pas étranger1. Il insiste le 18, le 26. Bismarck réplique le 202 : «Je ne suis pas de votre avis, un caballero bien et légitimement élu est au moins aussi fort que les chevaliers qui se soutiennent maintenant malgré l'opposition qu'on leur fait de tous les côtés (Prim, Serrano). » A Salazar il donne la même note : « A la conférence des banquiers, les deux grandes maisons ont maintenu leur opposition », mais il ajoute : « elles sont disposées à consentir que l'emprunt se fasse, si leur compagnon de voyage accepte la part pour laquelle il est coté3 ». Le 24 mars, il promet des renseignements définitifs à brève échéance, dans le sens de la seconde alternative du programme (le prince Frédéric). Au début d'avril il annonce une entrevue prochaine avec un négociateur espagnol, qui est désigné sous le pseudonyme de M. Gama. Au milieu du mois, il a vraisemblablement essayé encore de convertir le Roi à sa manière de voir. Il a échoué, et il est parti pour Varzin ; aux communications de plus en plus pressantes de Salazar qui télégraphie en son nom, et au nom de Prim, il ne répond rien lui-même, il ne se compromet pas. Il fait répondre par Thile, son second et son confident*. Le quatrième et le sixième terme du contrat sont écartés définitivement (Léopold et Frédéric). Tout l'emprunt

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