‹ L'Incident HohenzollernChapitre 77 sur 159 · Empire libéral, tome X, p · texte numérisé non relu

Empire libéral, tome X, p

ou d'en voir faire dans l'attribution des portefeuilles, Napoléon III a conservé le 17 juillet 1869 cinq collaborateurs dont le moins que l'on puisse dire, c'est que leur maintien n'avait pas été désagréable au ministre d'État. Il usera de sa prérogative pour en imposer trois au ministère du 2 janvier.

Le sénatus-consulte du 8 septembre 1869 confère aux deux Chambres le droit d'interpellation complété par une faculté nouvelle sous le Second Empire et fort importante, celle de voter un ordre du jour motivé; il attribue au Corps législatif l'initiative des lois et le droit essentiel de voter le budget des dépenses par chapitre et par article. Mais, si les attributions de l'Assemblée élue au suffrage universel sont étendues, celles de Napoléon III restent intactes. Les ministres ne dépendent que de l'Empereur.

Il a eu le dernier mot. S'il est disposé à donner d'autres satisfactions aux opposants, ce seront des satisfactions de personnes et des satisfactions de forme.

Aussi bien en est-ce assez pour qu'au mois d'octobre 1869, M. Ollivier se croie et qu'on le croie le maître de l'heure. Robert Mitchell lui écrit: Il n'y a rien de possible sans vous. Rouher disait tout haut : <•< En dehors de moi il n'y a qu'OUivier qui puisse faire quelque chose1. » Les négociations commencent avec l'Empereur; elles aboutiront le 2 janvier 1870 à la constitution d'un ministère qui n'éveillera que trop

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