‹ L'Incident HohenzollernChapitre 79 sur 159 · Empire libéral, XII, p · texte numérisé non relu

Empire libéral, XII, p

les actes du ministre ; elle ne renversait pas l'élu de l'Empereur; « les bravaches, qui nous pourfendaient tous les jours dans les couloirs, reculaient quand nous les déliions un peu ». Colère bien inutile et bien vaine, l'attitude de la droite n'était pas très flatteuse pour M. Ollivier, il pouvait avoir besoin d'elle.

Il ne pouvait guère compter que sur le concours absolu des cent quinze ; encore y avait-il parmi eux des députés beaucoup plus attachés à la monarchie parlementaire qu'aux idées napoléoniennes et se subdivisaient-ils en plusieurs groupes. Le chroniqueur de la Revue des Deux-Mondes, esprit chagrin, mais observateur perspicace et très attaché au régime parlementaire, écrivait le 14 décembre 1869 : « C'est à ne plus se reconnaître dans tous ces dénombrements fantastiques de la gauche, de la droite, du centre gauche, du centre droit, des cent seize qui se fractionnent, des cent quatorze qui deviennent cent vingthuit, des vingt-cinq qui deviennent les quarantetrois. » Quant au Ministre de l'Empire libéral, il lui arrive de parler avec rage du Parlement qui s'émiette en groupes minuscules, en tiers partis dissolvants. Il est obligé de chercher deux majorités. « S'agirait-il d'assurer les suites d'une mesure libérale contre les résistances des réactionnaires, les soixante-dix-neuf des gauches me les fourniraient certainement. Faudrait-il résister aux entreprises révolutionnaires, la droite, même de mauvaise humeur, ne me refuserait pas ses voix'. » Et il conclut : « Ce n'était que si le concours du souverain me faisant défaut, une coalition

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