‹ L'Incident HohenzollernChapitre 82 sur 159 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

Id., ibid., p

tion, ils ne doivent dépendre que de moi, et que ma responsabilité s'exerce en présidant le Conseil1. » Le contradicteur se soumet aussitôt. « Je ne suis pas non plus éloigné de la pensée de V. M. en ce qui touche la formule : M. X. est chargé de former un ministère. Je ne voulais indiquer par là ni que l'Empereur renonce à sa responsabilité, ni qu'il abdique la présidence du Conseil. Mon intention était simplement de marquer l'homogénéité du cabinet nouveau. »

Combien ce cabinet est homogène, nous l'avons vu, et nous sommes tout prêts à mesurer l'importance des assertions de M. Ollivier, lorsqu'il apprécie ainsi la combinaison ministérielle du 2 janvier. « Pour être absolument conforme au régime parlementaire, il manquait au ministre du 2 janvier quatre conditions : 1° d'avoir choisi lui-même les ministres de la guerre et de la marine ; 2° d'avoir un chef officiel ; 3° de ne pas compter parmi ses membres un président du Conseil d'État n'appartenant à aucune fraction du Parlement et échappant aux conditions de la responsabilité ; 4° de ne contenir aucun membre de la Chambre Haute. La première dérogation avait été imposée par l'Empereur, la deuxième et la troisième par Daru et ses amis2. » M. OUivier a dit et prouvé luimême tout le contraire. Comme les contradictions ne l'embarrassent pas, il nous affirme que « l'Empereur était disposé à lui conférer le titre non de premier ministre, mais de vice-président du Conseil. Ce sont les parlementaires qui s'opposèrent à l'inauguration du

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