‹ L'Incident HohenzollernChapitre 83 sur 159 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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régime parlementaire complet * ». Ils avaient posé au dernier moment des conditions formelles à leur acceptation. Quatre portefeuilles pour Daru, Buffet, Segris, de Talhouët, pas de chef de cabinet. « Il n'y aura ni premier, ni dernier2. » Un royaliste libéral pouvait écrire : « Ollivier se trouve relégué au second plan, ou, du moins, il est contenu par ses trois collègues 3. » L'Univers se réjouissait : « Le nouveau cabinet offre entre autres avantages celui de ne pas laisser libre carrière à M. Emile Ollivier. »

A coup sûr ces appréciations et ces procédés ne sont pas d'amis du premier degré. D'autre part, pourquoi et comment, si les souvenirs de M. Ollivier sont tout à fait exacts, Daru et Buffet se sont-ils déjugés? N'est-ce pas parce qu'ils ont su que M. Ollivier s'était déjugé lui-même? Napoléon III ne l'a pas chargé de constituer un ministère parlementaire, mais « de lui désigner les personnes qui peuvent former avec lui un cabinet homogène, représentant fidèlement la majorité du Corps législatif, et résolues à appliquer dans sa lettre comme dans son esprit le sénatusconsulte du 8 septembre4 ». Or, au Corps législatif, il n'y a pas de majorité homogène ; l'article 2 du sénatus-consulte du 8 septembre est ainsi conçu : « Les ministres ne dépendent que de l'Empereur. Ils délibèrent en Conseil sous sa présidence. » M. Ollivier a été invité à résoudre le problème de la quadrature

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