Empire libéral, XII, p
salomopi 10
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du cercle, il le sait bien. Il se résigne. « Comme je ne voulais pas faire échouer la création du premier ministère responsable par une exigence qui eût paru dictée par une infatuation personnelle, j'acceptai sans mot dire toutes les conditions '. »
Aucune explication ne vaut contre le fait. Le cabinet n'est pas homogène, il n'a pas d'autre chef que l'Empereur; il y a des hommes nouveaux et un grand orateur dans le cabinet; il n'y a pas de ministère parlementaire le 2 janvier 1870.
Les inconvénients d'une situation fausse se sont-ils atténués dans la pratique; les ministres et le Corps législatif ont-ils accepté de subir comme le public le réel ascendant de M. Ollivier? Il n'y paraît pas et l'auteur de Y Empire libéral n'avait pas oublié après quarante ans les froissements d'amour-propre dont il eut à souffrir.
Il était garde des sceaux. « D'après un usage constant, c'était à la Chancellerie que les Ministres se réunissaient lorsque l'Empereur n'était pas présent. De tout temps, en effet, le garde des sceaux a eu le pas sur ses collègues lorsqu'il n'y avait pas de président du conseil. Daru, afin de marquer que ma préséance honorifique ne constituait pas une prééminence de chef de cabinet, demanda que nos réunions ministérielles se tinssent chez chacun des Ministres... Ayant tué en moi tout sentiment de susceptibilité, je