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seraient après tout secondaires et qu'on s'entendrait plus tard sur une jurisprudence constitutionnelle et administrative plus satisfaisante, si l'on constatait l'unité de vues dans la solution de problèmes qui intéressent tout le pays et son avenir, et où les hommes et les partis devraient faire abstraction de leurs préférences particulières.
M. Ollivier avait naturellement des idées sur les relations de la France avec ses voisins et sur la politique internationale. Il raisonnait en orateur, il ne connaissait pas les situations. Il se prévalait de fautes commises par tel ou tel diplomate pour juger de très haut les meilleurs serviteurs de la France : il parle quelque part d'un diplomate attaché aux vieilleries diplomatiques, c'était Rothan. Plût au ciel que les vues de Rothan eussent prévalu sur celles de son hautain critique! Rothan regardait et savait voir. M. Ollivier faisait des théories.
Il avait dit un jour au Corps législatif1 : « Pour moi, la véritable tradition de la France, conforme à son véritable intérêt, consiste à faciliter, à seconder les aspirations du peuple vers l'indépendance et l'unité, et non aies contrarier, à les arrêter dans ce mouvement, et si, aujourd'hui, en Italie et en Prusse, il y a un sentiment de colère contre la France (Murmures et réclamations sur plusieurs bancs), c'est précisément parce que vous présentez à ces deux pays une France jalouse, mesquine, inquiète (Nouveaux murmures), et non une France confiante, généreuse et libérale. » M. Ollivier s'étonnait de ne pas recueillir