‹ L'Incident HohenzollernChapitre 88 sur 159 · W..XII, p · texte numérisé non relu

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ment sur le parti que l'on prendra si la Prusse

franchit le Main Il n'y a qu'à garder le silence et,

sans annoncer que nous nous y opposerons, attendre les événements. » La réserve de l'Empereur est d'un esprit plus positif et plus avisé que l'enthousiaste adhésion du futur ministre aux ambitions de la Prusse. En tout cas les interlocuteurs sont en désaccord sur un sujet important.

En voici un autre sur lequel on pourrait croire qu'ils s'entendront tout de suite : « En ce qui concerne Rome, dit l'Empereur qui veut temporiser en Allemagne, il faut au contraire prendre un parti et évacuer le plus tôt possible. » Ce n'était pas la première fois que l'Empereur, après avoir été d'un avis contraire, entrevoyait la nécessité de l'évacuation. N'avait-il pas déjà, au dire de M. Ollivier, qui est toujours enchanté de rapporter quelque détail désobligeant pour Rouher, contredit le vice-empereur après la fameuse discussion de 1867 sur Mentana et la question romaine. « Au Conseil des ministres qui suivit, l'Empereur félicita Rouher de son discours en ajoutant : En politique il ne faut jamais dire : jamais. Puis, comme tout le monde gardait le silence, il poursuivit : Supposez qu'à un moment donné le Pape et Victor-Emmanuel s'entendent, que devient le mot éloquent du Ministre d'État 1 ? » Le jamais de Rouher avait réjoui les évêques et les catholiques, on ne s'attendait pas à le retrouver dans la bouche d'un partisan déterminé de la politique des nationalités. Cependant M. Ollivier, qui a des vues très personnelles sur la

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