‹ L'Incident HohenzollernChapitre 90 sur 159 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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mais nous n'accepterons pas même une conversation à ce sujet tant que le Concile n'aura pas terminé ses travaux. Et même alors, nous ne nous prononcerons sur le maintien de nos troupes qu'après en avoir informé notre Parlement1. »

« Ces explications furent rendues publiques. M. Ollivier les répéta en particulier à Rattazzi, le chef de la gauche italienne venu à Paris aux informations. »

Il ne nous dit pas si la discussion reprit tôt ou tard avec l'Empereur. Ce qui est certain, c'est que le souverain et le ministre étaient en dissentiment sur deux questions importantes, la question romaine et la question des rapports avec l'Allemagne.

Il n'est pas surprenant que, lors de la répartition des portefeuilles, Napoléon III l'ait dissuadé sous des prétextes polis de s'installer au quai d'Orsay, qu'il l'en ait détourné encore, lorsqu'aprèsla disparition de M. Daru, démissionnaire pour des raisons qui seront exposées plus loin, M. Ollivier eut fait l'intérim pendant un mois. Il eût volontiers conservé le poste, les diplomates étrangers le désiraient aussi, on le croira sans peine; mais en mai comme en janvier, l'Empereur avait dit : « C'est trop tôt2. »

Absorbé par la direction des affaires intérieures sur lesquelles il n'est complètement d'accord ni avec ses collègues, ni avec l'Empereur et qu'aucun titre officiel ne lui abandonne, satisfait d'avoir fait connaître sur les affaires d'Allemagne des vues qui ne sont conformes ni à celles de Napoléon III ni à celles de la majorité du Corps législatif, et sur les affaires de Rome une déci-

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