Id., ibid., XIII, p
sion qui lui vaudra l'appui de la majorité catholique du Parlement mais qui peut gêner Napoléon III, M. Ollivier croit suffisant, le 2 janvier, de « mettre aux affaires étrangères un homme prudent, de belles manières, sachant parader avec les ambassadeurs et leur offrant bien à dîner1. En mai2, il chercha dans la carrière un diplomate qui tiendrait la place tant que durerait notre période d'effacement, et qui la lui rendrait au moment opportun, moyennant une compensation égale à ses mérites Le hasard le mit en
relations avec le duc de Gramont ; il le trouva séduisant,
éclairé, instructif Il voyait les choses à vol d'oiseau
et n'avait pas de goût à se perdre en leurs profondeurs.... Il connaissait les prudences de la diplomatie, il avait toujours voulu en ignorer les astuces. » Quelles singulières appréciations portées sur les hommes que M. Ollivier appelait ou croyait appeler à diriger les affaires avec lui et quelles réflexions elles appelleraient, si les pages qui précèdent n'avaient pas démontré et si celles qui suivent ne devaient pas démontrer encore que le 2 janvier 1870 de nouveaux ministres avaient paru sur la scène, mais qu'il n'y a pas eu à proprement parler un ministère !
M. Daru n'était pas seulement un homme du monde et un mannequin comme voudrait le faire croire M. Ollivier. Ministre des Affaires étrangères, il ne