‹ L'Incident HohenzollernChapitre 92 sur 159 · Id., XIII, p · texte numérisé non relu

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cherchait à provoquer personne et sa politique était prudente et réservée, comme le voulaient à ce moment l'Empereur et ses ministres. Mais il était Français, il n'était pas obsédé par cette théorie des nationalités qui était comme le « tarte à la crème » de M. Emile Ollivier. Au représentant de la France en Prusse il avait écrit : «... J'accepte l'état territorial de la Prusse, tel qu'il est, mais je vous prie de suivre d'un œil attentif tous les incidents qui pourraient se produire du côté de l'AllemagneduNord. . . . Je n'irais volontairementau devant d'aucune complication. Mon ambition, en ce moment, se réduit à ne pas laissé?' se modifier, au détriment de r Empereur et de mon pays, la situation générale que

je trouve établie » « Napoléon lr n'eût point

parlé autrement1 », observe M. Ollivier. Parle-t-il sérieusement lui-même? En tout cas, Napoléon III ne se fût vraisemblablement pas approprié ce jugement sévère et il est vraisemblable aussi que Bismarck ne se fût pas étonné, s'il avait eu connaissance de ces instructions, qu'un ministre français défendît les intérêts de la France.

Aux yeux de M. Ollivier le souci d'affirmer la politique des nationalités justifie les démarches les plus singulières. Sous le prétexte que Daru ne communiquait pas au Conseil la correspondance diplomatique, M. Ollivier entreprend de rassurer l'Allemagne par l'intermédiaire du correspondant de la Gazette de Cologne à Paris. « Je le fis venir, écrit-il, et, après une conversation avec moi, il rédigea l'interview suivant :

« On ne pourra pas contester le caractère authen-

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