Empire libéral, tome XIII, p
tiquejjdes déclarations qui vont suivre, lorsqu'on saura que c'est un membre du Cabinet du 2 janvier, qui, non seulement les a faites, mais qui, précisément en raison de ses sympathies pour l'Allemagne, n'a rien objecté à leur publication dans la presse allemande. Le ministère français actuel, dit cet homme d'État important, est animé de dispositions favorables au développement des relations avec l'Allemagne. Je suis un des rares Français qui possèdent l'intelligence complète, intime, de l'intensité du mouvement allemand; mais tous mes collègues ont, en dépit des bruits contraires, 'prouvé plusieurs fois combien ils étaient eux aussi animés de sentiments bienveillants, non seulement pour l'Allemagne, mais aussi pour la Prusse '. »
« Daru sentit la gravité de mon acte », avoue M. Ollivier2; il lui écrivit pour lui signaleiTinconvénient d'indiscrétions qui soulignaient les désaccords des ministres. « Ma réponse ne se fit pas attendre. Ce fut la note suivante insérée par Levison (le correspondant) dans la Gazette de Cologne : « De plusieurs côtés on a attaqué dans leur ensemble ou contesté dans les détails mes récentes communications sur les sentiments d'amitié qui dominent dans le Cabinet français à l'égard de l'Allemagne et de la Prusse J'ai
été autorisé à nommer la personne de qui je tiens, jusqu'aux moindres détails, tout ce que j'ai dit. Ce n'est autre que M. Ollivier, ministre de la Justice. Ollivier me disait encore il y a à peine 48 heures : Il