‹ L'Incident HohenzollernChapitre 94 sur 159 · Id., ibid., tome XIII, p · texte numérisé non relu

Id., ibid., tome XIII, p

n'existe pas en ce moment de question allemande (M mars 1870) ». »

Qu'il n'y eût pas en ce moment de question allemande, c'était possible. Était-il opportun et digne de le claironner aussi haut, après Sadowa, après l'affaire du Luxembourg? Cette attitude convenait-elle à l'homme qui reproche sans preuves au colonel Stoffel, attaché militaire de France à Berlin, d'être toujours « serviable à Bismarck 2 »? En tout cas, elle créait un état de malaise qui ne pouvait que s'aggraver entre M. Ollivier et M. Daru.

« S'il y avait eu une décision à prendre sur une conduite immédiate à tenir, comme nous n'aurions cédé ni Daru, ni moi, la dislocation du ministère se fût produite incontinent. Mais ne s'agissant que d'une discussion abstraite sur une éventualité éloignée, tout se réduisit à des explications dans lesquelles chacun maintint, mais d'une manière très courtoise, son point de vue personnel 3. » Discussion abstraite, la conduite à tenir dans les relations de la France et de l'Allemagne, qui souscrirait à un pareil jugement? Éventualité éloignée : l'incident Ollivier, Daru, Levison, est de la fin de mars 1870, et la candidature Hohenzollern éclate au mois de juillet. Il faut regarder plusieurs fois le millésime de la publication du XIIIe volume de Y Empire libéral, pour s'assurer que l'auteur de l'autoplaidoyer maintenait encore son point de vue en 1908.

Comme il était plus près de la vérité en déclarant

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