‹ L'Incident HohenzollernChapitre 95 sur 159 · Id., ibid., p · texte numérisé non relu

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que l'inconvénient d'un dissentiment public entre deux ministres sur un sujet de cette importance tenait à la « situation fausse qui lui avait été faite d'avoir les charges et les responsabilités d'un premier ministre sans jouir du droit de discipline légal attribué partout à ce titre * » I M. Ollivier cite un mot de Palmerston : « Si le ministre secrétaire d'État aux Affaires étrangères envoie une dépêche importante, sans s'informer de l'opinion du premier ministre, il est coupable d'une infraction à son devoir2. » Mais pourquoi M. Ollivier avait-il accepté qu'il n'y eût pas de premier ministre, ou qu'il n'y en eût pas d'autre que l'Empereur luimême ? Et quand il qualifie d'abstraite la discussion dans laquelle il jugeait à propos d'introduire jusqu'aux lecteurs de la Gazette de Cologne, ne démontre-t-il pas que les ministres du 2 janvier n'étaient que des figurants sur un théâtre politique?

Un autre dissentiment surgit entre M. Ollivier et Daru sur une question grave, mais moins immédiatement menaçante pour les intérêts de la France.

Le Concile du Vatican se réunissait pour discuter et résoudre des difficultés qui préoccupaient le monde catholique. Les hommes d'État ne s'en désintéressaient pas, M. Ollivier, moins que tout autre, qui connaissait à fond l'histoire de l'Église et de ses doctrines. Mais il soutenait, et en cela il faisait preuve d'une grande hauteur de vues, que la distinction du

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