‹ L'inclusion des canines supérieures et ses complicationsChapitre 9 sur 19 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Canine incluse et péricoronarite.

SYMPTOMATOLOGIE

Dans beaucoup de cas, il n'existe aucun signe qui puisse attirer l'attention sur la possibilité d’une canine incluse ou de toute autre dent incluse.

C'est surtout à l’occasion d’une complication que l’on est amené à rechercher la cause et à poser le diagnostic, mais il n’en est pas toujours ainsi. L'examen clinique seul peut nous mettre sur la voie.

Inspection.

L’inspection nous indique l’absence de la canine permanente avec ou sans persistance de la canine caduque.

Elle montre parfois une malposition de l’incisive latérale dont la couronne a effectué une rotation anormale. Cette rotation laisse deviner la présence d’une canine incluse et permet de poser un diagnostic de probabilité. Nous l’appellerons, avec Gornouec, le « signe de la latérale ».

Dans quelques cas, la dent de lait est tombée et l’on peut se demander s’il s’agit d’une dent incluse ou d’une absence de germe.

Palpation.

Une voussure anormale sensible à la palpation, parfois même une saillie visible à l'inspection, peuvent être le signe révélateur de l’anomalie.

Celle Luméfaction est dure, indolore, de forme et de volume variables. Elle peut se manifester aussi bien sur la face veslibulaire de los (cas le plus fréquent) que sur la face palatine.

ALU Fistulisation.

En présence d’une denture saine, on est souvent étonné de constater la présence de fistules. Très souvent, ces fistules sont dues à une canine incluse infectée : un stylet introduit dans cette fistule donnera à la main la sensation d’un corps dur, lisse et arrondi, contact de l'émail très caractéristique.

Elément douleur.

est là un signe précieux. Les algies faciales et les otalgies dues à une canine incluse sont assez connues. Elles doivent toujours, lorsque leur présence est inexpliquée et s’il manque une dent sur l’arcade, faire penser à l'inclusion.

La radiographie confirmera le diagnostic.

Diagnostic radiographique.

À l'heure actuelle, létude radiologique des dents incluses est si importante qu'il ne faut jamais songer à s’en passer.

Tous les dentistes — el la plupart des radiographes — savent comment les films doivent être placés pour donner une bonne image dans les cas habituels eL nous n'avons point à détailler cette technique. Cependant, il nous semble intéressant de rappeler quelques points: deux principes doivent être toujours présents à l’espril pendant la prise d’un cliché radiographique

19 La dent incluse apparaît d'autant plus distinctement dans sa structure et dans sa position qu'elle se trouve plus à proximité du film.

20 Il est nécessaire de connaître les rapports précis de la dent incluse avec les racines des autres dents —- et sa topooraphie dans le massif osseux, c’est-à-dire ses rapports avec le sinus maxillaire, les fosses nasales et le plancher de l'orbite.

En effet, en ce qui concerne les canines supérieures souvent en ectopie et incluses profondément dans los, le film imtrabucal se révèle souvent insuffisant. Aussi, aurons-nous recours au procédé de la radiographie sléréoscopique (méthode Belot)

pie

et, si c’est nécessaire, au procédé du film occlusal (procédé Simpson) que nous allons définir.

Procédé de Belot (méthode stéréoscopique).

La méthode la plus simple est ceile qui dérive du procédé de Belot.

On fait placer le malade dans le fauteuil et on incline la tête de facon que le plan d'occlusion soil horizontal. On fixe la tête dans l’immobilité à Faide de bandeaux, on prend une feuille de carton fort, de dimensions supérieures au format du film, mais pouvant entrer facilement dans la bouche du patient. On l'introduit dans la cavité bucale et le patient ayant fermé la bouche, on trace, à l’aide d’un crayon, quelques repaires en face des dents. Ces repaires serviront à toujours placer la feuille de carton dans la même position, quand on la mettra en bouche.

On fixe à l’aide d’agrafes — et on place le tout en bouche — en ayant soin d'amener les repaires en face des dents correspondantes. Le tube, formant un angle de 450 avec le plan d’occlusion, est dir gé sur la région à radiographier, en ayant bien soin de faire passer le rayon central dans la région apicale. On prend la radiographie en notant soigneusement le temps de pose, l’intensité et la tension du secondaire. On remplace, par un film neuf, le film impressionné — et on le fixe exactement sur l’emplacement du précédent. S'assurer que le patient n’a pas bougé. Le tube est alors décalé de l'angle sléréoscopique (angle correspondant à l'écart oculaire), à droite où à gauche suivant les cas et le second cliché est pris avec les mêmes éléments que le premier.

Procédé Simpson.

Ce procédé peut remplacer la radiographie stéréoscopique qui ne donne toujours pas le relief que lon cherche. Ce procédé consiste à placer le tube de Coolidge au-dessus du crâne, au niveau de la suture bregmatique, de façon à ce que les rayons fussent Tous à peu près parallèles à l'axe longitudinal des dents supérieures. Le film est placé entre les dents horizontalement : on obtient ce qui pourrait s'appeler le plan de

la mâchoire supérieure. On voit ainsi nellement la direction

de la dent incluse el sa localisation par rapport à l'arcade. Conclusions.

En résumé, le diagnostic de probabilité sera fait par l’examen clinique et confirmé par l’examen radiographique {oujours nécessaire, sinon indispensable tant au point de vue diagnostic qu'au point de vue traitement chirurgical.

Page 1