‹ L'inconnue (l'impératrice Eugénie)Chapitre 12 sur 15 · L’IMPERATRICE PENDANT LA GUERRE · texte numérisé non relu

L’IMPERATRICE PENDANT LA GUERRE

Dès le commencement de la guerre de 1914, l’Impératrice installa à Farnborough Hill, dans l’aile en retour construite depuis quelques an-

i. Yoici une lettre1 qui fera connaître l’état d’esprit de l’Impératrice dès le début de la guerre ;

« Mon cher Daudet,

« Ce petit mot vous parviendra-t-il ?

« Vous devez penser combien je prends part à ce qui se « passe et combien le souvenir du passé rend ce moment-ci « plus amer. Etre loin et ne rien pouvoir faire personnelle- « ment dans cette lutte suprême est une souffrance inex- « primable.

« Ecrivez des nouvelles des amis car, bien entendu, le « silence doit se faire en ce qui regarde le reste.

« Les Belges ont été admirables et le moral en France « est au-dessus de tout éloge et donne confiance. Mais que « de malheurs sur le chemin de la Gloire !

« Croyez à mes sentiments affectueux.

l’inconnue

nées, un hôpital forcément destiné aux blessés de l’armée anglaise. (Il n’était pas possible que des officiers et des soldats français fussent soignés chez l’Impératrice.)

Les frais de cet hôpital, jusqu’à la fin de la guerre et au delà (l'hôpital ne fut fermé que dans le courant de 1919) se montaient en moyenne à 60.000 francs par mois.

Indépendamment de cette formation, les sommes données aux œuvres de guerre françaises et anglaises, tant en argent qu’en espèces, dépassent de beaucoup un million de francs.

Des centaines de douzaines d’objets de toute espèce étaient régiüièrement envoyées par l’Impératrice aux différentes Croix-Rouges (lingerie, lainages, etc., etc.).

Page 1