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dissous toutes les conspirations, réprimé tous les soulèvements dans un rayon considérable, sur les territoire du Canara et du Maissore et jusque dans celui de Bombay, et tenu en échec les Mahraites et le nizam. Enfin c*est encore elle aujourd'hui qui se porte en avant dans la présidence de Bombay , pour remplacer les troupes employées dans le Scinde. Le service civil'se compose : 1* d'un collecteur aux appointements de 65,000 francs, chargé de la haute administration, des affaires politiques, des travaux publics, des finances, de la répartition des impôts et de la perception des revenus. Il passe sa vie sous la tente , changeant constamment de localité et visitant ^ccessivement toutes les parties de son département, jugeant, redressant, imposant; en un mot, régnant dans toute son étendue.
â' De quatre adjoints au premier, aux appointements de 25 à 50,000 francs, chargés spécialement de la justice de paix dans les campagnes et de l'enquête en première instance de toutes les affaires et discussions qui concernent le revenu. Ils doivent renvoyer ces affaires ainsi préparées au collecteur , qui prononce en dernier ressort. A l'époque des récoltes, ils ont aussi chacun leur tournée à faire; mais, simples satellites de leurchef, ils se meuvent dans une orbite pltts circonîscriie. -
5"* D*un juge aux appointements de 40,000 fr., qui préside un tribunal de première instance civile et criminelle dont les membres sont des indigènes.
4*" D'un greffier au traitement de 25,000 francs.
Enfin la justice de paix dans Tintérieur des cantonnements entre le militaire et les camp folUnvers est attribuée, au-dessous de certaines sommes et de ceruines pénalités, à Tofficier chai^ de Tintendance militaire.
Ma position d'interprète m*ayant' souvent mis en contact avec les juges de ces différents ressorts, j'ai pu vérifier par moi-même la justice des nombreuses accusations d'indolence et de négligence dans leurs fonctions, portées contre ces messieurs. J'ai vu quelquefois jusqu'à six mille causes en arrière, et aucun des juges, à moins d'y avoir un intérêt personnel , n'aurait fait une course d!une demi-heure en palanquin pour s'assurer d'un fait discuté devant son tribunal, bien qu'il se fût passé à sa portée, et quelle qu'en pût être l'importance pour les plaideurs. Cette nonchalance est d'autant plus condamnable qu'il n'y a peut-être pas de pays au monde où la justice soit plus difficile à rendre, tout dépourvu qu'il est d'avocats pour embrouiller les causes, 11 est impossible de croire à aucun témoignage, et le plaideur qui a le boa droit de